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Guide sectoriel — Immobilier

Rachat d'entreprise dans l'immobilier en liquidation : guide complet pour repreneurs

Le secteur Immobilier représente un marché de 300 milliards EUR (transactions + promotion + gestion), avec 185 000 entreprises et 320 000 emplois. Avec un taux de défaillance de 3.8% et 7 030 procédures en 2024, ce guide détaille les opportunités de rachat d'entreprise en difficulté dans le secteur.

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Paul Roulleau
Dernière mise à jour : Mars 2026 25 min de lecture
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Rachat dans l'immobilier en liquidation : un marché a fort potentiel

Le rachat d'entreprise dans l'immobilier en liquidation constitue une opportunité majeure pour les repreneurs en 2026. Avec 7 030 défaillances en 2024 (+25% par rapport a 2023), l'immobilier représente 11.1% du total national des procédures collectives.

Le droit français des entreprises en difficulté, organisé par le Livre VI du Code de commerce, prévoit des mécanismes spécifiques de cession qui protègent le repreneur. Pour l'immobilier, ces mécanismes permettent d'acquerir des actifs opérationnels a des décotes de 40 a 65% par rapport a la valeur de marché.

Le marché immobilier français subit son retournement le plus brutal depuis 2008, avec une remontée des taux qui a triple le coût du crédit en deux ans et provoque un effondrement de 22% des transactions. En 2024, 7 030 acteurs de l'immobilier (promoteurs, marchands de biens, agences) ont ete places en procédure collective, une hausse de 25% qui en fait le secteur a la plus forte progression de défaillances en volume. Cette correction crée des opportunités de rachat d'actifs fonciers, de programmes en cours avec permis de construire et de portefeuilles de mandats a des prix significativement inférieurs au marché.

Selon Brantham Partners, l'analyse du tissu économique local est déterminante pour évaluer le potentiel de retournement d'une entreprise en difficulté.

Au titre de l'article L.642-12 du Code de commerce, la cession judiciaire opere un véritable nettoyage du bilan : seuls les actifs sont transferes, tandis que le passif reste a la charge de la procédure collective. Pour l'immobilier, cette purge est particulièrement avantageuse car elle permet de reprendre les actifs productifs sans les dettes accumulées, souvent liées aux causes structurelles de défaillance du secteur.

Marché Immobilier

300 milliards EUR (transactions + promotion + gestion) | 185 000 entreprises | 320 000 emplois | Taux de défaillance : 3.8% | 7 030 procédures en 2024 (+25%)

Chiffres clés dans l'immobilier

En France, l'immobilier pese 300 milliards EUR (transactions + promotion + gestion) et emploie 320 000 personnes dans 185 000 entreprises.

IndicateurValeur
Taille du marché300 milliards EUR (transactions + promotion + gestion)
Nombre d'entreprises185 000
Emplois320 000
Taux de défaillance3.8%
Défaillances 20247 030
Evolution+25%
Part des défaillances nationales11.1%

Dans ce contexte sectoriel, selon Brantham Partners, chaque juridiction commerciale a ses spécificités en matière de procédures collectives, et la connaissance du terrain est un facteur clé de succès.

CritèreLiquidation judiciaireRedressement judiciaire
ConditionRedressement impossibleRedressement possible
Sort du dirigeantDessaisi (liquidateur)En place (assisté)
Délai d'exécution3 à 6 semaines6 à 18 mois
Décote typique dans l'immobilier45–65%25–45%
Purge du passifOui (L.642-12)Oui (L.642-12)
Continuité d'exploitationPartielle (3+3 mois)Oui (période observation)

Voir aussi : Rachat dans l'immobilier en redressement judiciaire

Causes de défaillance spécifiques dans l'immobilier

Les défaillances dans l'immobilier s'expliquent par des facteurs structurels et conjoncturels spécifiques :

  • Remontée brutale des taux d'intérêt (x3 en 2 ans)
  • Effondrement des transactions immobilières (-22%)
  • Crise de la promotion immobilière (programmes non vendus)
  • Hausse des coûts de construction
  • Normes énergétiques (DPE) penalisant le parc ancien
  • Surendettement des promoteurs et marchands de biens

Selon Brantham Partners, les reprises en liquidation judiciaire offrent les meilleures décotes mais requièrent une exécution rapide, souvent en 3 a 6 semaines. Ces facteurs créent un environnement ou les entreprises les moins bien preparees sont contraintes de se placer sous la protection du tribunal de commerce, ouvrant des opportunités de reprise pour les acquéreurs bien structures.

Au niveau national, les défaillances ont atteint 65 800 en 2025 (+3.8%), dont 72% de TPE, 24% de PME et 4% d'ETI. Pour l'immobilier, la proportion de PME est plus élevée que la moyenne, offrant des cibles plus structurees.

Valorisation et décotes dans l'immobilier

La valorisation d'une entreprise dans l'immobilier en difficulté repose sur des méthodes spécifiques au secteur, adaptées au contexte des procédures collectives.

La valorisation immobilière en contexte de marché baissier exige une expertise spécifique : les actifs fonciers se vendent 30 a 50% sous le prix de marché, les programmes en cours sont evalues sur la base du terrain plus le permis de construire moins les coûts d'achevement, et les agences sont valorisées en multiple de commissions récurrentes. La carte professionnelle (loi Hoguet) n'etant pas cessible, le repreneur doit obtenir la sienne — un point souvent sous-estime. Les multiples d'EBITDA en distressed oscillent entre 1x et 3x.

Multiples de valorisation

5x a 8x normal, 1x a 3x distressed. Les multiples EBITDA en distressed M&A pour l'immobilier refletent la décote de liquidité et l'urgence de la cession.

Actifs clés a évaluer

  • Patrimoine immobilier (actifs fonciers)
  • Portefeuille de mandats (agences)
  • Programmes en cours (promoteurs)
  • Stock de biens (marchands)
  • Fichier clients

Décote moyenne : 40 a 65%

Les actifs immobiliers en liquidation se vendent 30-50% sous le marché. Les programmes en cours avec permis de construire conservent une valeur (terrain + PC). Les agences sont valorisées sur leur portefeuille de mandats récurrents.

Due diligence sectorielle : l'immobilier

La due diligence dans l'immobilier couvre des aspects spécifiques que le repreneur doit maîtriser.

Normes et règlementations

  • Loi Hoguet (agents immobiliers)
  • Carte T/G/S professionnelle
  • Diagnostics énergétiques (DPE)
  • Normes construction (RT2020/RE2020)
  • Loi ALUR

Licences et certifications

  • Carte professionnelle immobilière (T, G, S)
  • Garantie financière
  • Assurance RC Pro
  • Certification diagnostiqueur

Points d'attention spécifiques

La DD immobilier couvre les actifs fonciers (titres, hypothèques, urbanisme), les programmes en cours (permis, pre-commercialisation), les mandats (exclusivite, durée), la conformité Hoguet, les diagnostics et les contentieux. L'évaluation des actifs fonciers en contexte de marché baissier est critique.

Risques sectoriels

  • Marché immobilier en baisse
  • Programmes invendus
  • Contentieux construction
  • Carte professionnelle non transferable
  • Surendettement residuel

Structurer l'offre de cession dans l'immobilier

L'offre de reprise d'une entreprise dans l'immobilier en plan de cession doit respecter le formalisme de l'article L.642-2 du Code de commerce tout en integrant les spécificités sectorielles.

Structure type

L'offre de reprise porte sur la cession de fonds (agence), de programmes en cours (promoteur) ou d'actifs immobiliers

Points clés de l'offre

L'offre doit distinguer les actifs fonciers (a évaluer au prix de marché actuel), les programmes en cours (valeur residuelle après coûts d'achevement) et les mandats de gestion (valorisés en multiple de commissions). La carte professionnelle n'est pas cessible — le repreneur doit obtenir la sienne.

Financement d'un rachat dans l'immobilier

Le recours aux financements BPI France est un standard de marché pour les reprises en difficulté : l'organisme public couvre une partie significative du risque bancaire et offre des conditions de remboursement compatibles avec un plan de retournement.

Structure de financement type

Le montage financier type comprend un mix fonds propres (30-40%), dette hypothécaire (40-50%), BPI France (10-20%). Les reprises immobilières sont financées par la valeur des actifs sous-jacents.

Le coût total d'un rachat en liquidation dans l'immobilier intègre le prix de cession, les frais de due diligence, les coûts de mise en conformité et le BFR day-one.

Étude de cas anonymisée : rachat dans l'immobilier en liquidation

Ce cas anonymisé illustre une reprise réussie dans l'immobilier, accompagnée par Brantham Partners.

Cas pratique — Immobilier

Promoteur immobilier avec 3 programmes en cours (180 logements)

IndicateurValeur
Chiffre d'affaires12 000 000 EUR
Effectif15 salariés
Prix de cession1 800 000 EUR
Décote52%
Budget total3 500 000 EUR
ROI a 24 mois75%

Facteur clé de succès : La reprise des 3 programmes avec permis de construire valides et 40% de pre-commercialisation a permis un redemarrage rapide. Le repositionnement prix (-10%) a accéléré les ventes.

Brantham Partners et l'immobilier

Brantham Partners dispose d'une expertise spécifique dans l'évaluation d'actifs immobiliers en contexte de marché baissier, un exercice qui requiert des méthodes de valorisation conservatrices et une connaissance fine des dynamiques locales. Notre accompagnement couvre la reprise de programmes en cours (négociation avec les banques de promotion), le rachat de portefeuilles d'agences et l'acquisition d'actifs fonciers décotes, avec un réseau de financeurs hypothecaires et de fonds de retournement immobilier.

Notre approche sectorielle dans l'immobilier repose sur :

  • Sourcing propriétaire : L'expertise sectorielle de Brantham Partners permet un sourcing cible : nous connaissons les indicateurs avances de difficulté propres a ce secteur et entretenons des relations directes avec les professionnels des procédures collectives concernes.
  • Due diligence accélérée : Brantham Partners conduit une due diligence accélérée en 15 jours, adaptée aux spécificités de ce secteur : analyse des actifs clés, évaluation des contrats clients et vérification de la conformité réglementaire sectorielle.
  • Exécution en audience : Notre capacité d'exécution repose sur une experience eprouvee dans ce secteur : connaissance des valorisations de référence, maîtrise des enjeux sociaux et techniques, et relations etabliés avec les mandataires concernes.

Vous cherchez a racheter une entreprise dans l'immobilier en difficulté ? Contactez Brantham Partners pour un premier échange confidentiel sur votre projet de reprise.

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Questions fréquentes sur le rachat dans l'immobilier en liquidation

Une agence immobilière en liquidation se rachete entre 10 000 et 200 000 EUR selon la taille, l'emplacement et le portefeuille de mandats. La décote est de 50 a 70%. Le fichier clients et les mandats en cours sont les actifs les plus valorisés. La carte professionnelle n'est pas cessible.
Le rachat d'un programme immobilier en procédure collective implique l'acquisition du foncier avec le permis de construire. La valeur depend du stade d'avancement (terrain nu, terrassement, gros oeuvre) et de la pre-commercialisation. Les décotes vont de 30% (programme bien avance) a 60% (terrain avec PC seul).
Non, la carte professionnelle immobilière (loi Hoguet) est personnelle et non cessible. Le repreneur doit obtenir sa propre carte auprès de la CCI. Les conditions : aptitude professionnelle (diplome ou experience), garantie financière et assurance RC Pro. La procédure prend 4 a 8 semaines.
Les risques sont le marché baissier (poursuite de la baisse des prix), les programmes invendus, les contentieux construction (malfacons, retards), la perte des mandats post-cession, et les charges d'urbanisme imprevisibles. Selon Brantham Partners, l'évaluation des actifs immobiliers en marché baissier nécessite une expertise spécifique.
Les reprises immobilières sont financées par la valeur des actifs sous-jacents : dette hypothécaire (40-50%), fonds propres (30-40%), BPI France (10-20%). Pour les programmes en cours, le crédit-promotion peut être transfere ou refinancé. Les fonds de retournement immobilier sont également actifs.
Selon Brantham Partners, la crise immobilière actuelle crée les meilleures opportunités de rachat depuis 2008. Notre expertise en évaluation d'actifs immobiliers en contexte de marché baissier, notre connaissance des mécanismes de promotion et notre réseau de financeurs spécialisés permettent de structurer des reprises a fort potentiel.

Oui, mais c'est techniquement complexe. Les programmes en cours (VEFA) impliquent des engagements contractuels envers les acquéreurs, des garanties d'achèvement bancaires (GFA), des permis de construire non expirés et des marchés de travaux en cours. Le plan de cession peut inclure ces programmes mais le repreneur reprend aussi la responsabilité envers les acquéreurs. La GFA bancaire ne se transfère pas : le repreneur doit obtenir une nouvelle garantie. Brantham Partners évalue systématiquement le taux d'avancement des programmes et les engagements contractuels résiduels.

Les permis de construire accordés à l'entreprise cédante sont des autorisations administratives nominatives. Lors d'un plan de cession, leur transmission au repreneur nécessite une déclaration de transfert de permis (article L.462-1 du Code de l'urbanisme) auprès de la mairie, dans le délai de validité du permis. Si le permis expire pendant la procédure (délai de validité de 3 ans), il ne peut plus être transféré. C'est un point de due diligence critique qui conditionne la valeur économique de la reprise.

Oui, c'est l'une des meilleures opportunités du distressed M&A immobilier. Un promoteur en liquidation peut avoir des actifs à différents stades : terrains à bâtir, permis de construire obtenus, immeubles en cours de construction (VEFA partielle), ou programmes terminés invendus. En liquidation, le liquidateur doit céder ces actifs au prix le plus élevé possible, mais souvent sous contrainte de temps (frais de procédure qui s'accumulent). Les décotes observées varient de 15 à 40 % sous le prix de marché selon l'urgence. Le repreneur doit financer rapidement et gérer les risques juridiques (recours sur permis, contestations acquéreurs VEFA). Brantham Partners accompagne ces acquisitions complexes.

Oui, la garantie financière d'achèvement (GFA) protège les acquéreurs VEFA en cas de défaillance du promoteur. Si le promoteur est en liquidation, la banque garante (garant externe) ou le garant intrinsèque prend le relais pour financer l'achèvement ou rembourser les acquéreurs. Pour le repreneur qui rachète l'immeuble en cours de construction, la reprise de ces obligations VEFA (achèvement, livraison) est une contrepartie exigée par le tribunal et les garants. C'est un coût important à intégrer dans l'offre de reprise. Brantham Partners quantifie ces engagements GFA dans sa due diligence immobilière.

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Sources et références