Le baromètre Brantham suit les défaillances d'entreprises pour identifier les secteurs et régions où les opportunités de reprise augmentent. Il sert aux repreneurs pour prioriser leur sourcing et anticiper les dossiers à analyser.
Défaillances et liquidations judiciaires 2026 : le baromètre France
Il synthétise les tendances de défaillances pour repérer secteurs et zones sous tension — lecture marché pour anticiper le flux d'opportunités.
Données actualisées mensuellement par Brantham Partners. Procédures collectives, liquidations judiciaires, redressements : analyse sectorielle et géographique des défaillances d'entreprises en France.
Point marché — août 2026
70 803 défaillances en cumul 12 mois à fin juin 2026 (Banque de France / Fiben, +5,1 % vs juin 2025). Année 2025 : 68 602 (BdF, +3,6 %) — Altares compte 69 957 ouvertures (+3,1 %). S1 2026 Altares : 37 700 procédures, dont 17 486 au T2 (+5,4 %), 66,3 % en liquidation directe. Lecture repreneur : le rythme de hausse a cassé, le stock reste historiquement haut. Le sujet n'est pas le total, c'est le tri (emploi, BFR, financement, fenêtre d'offre). Sources : BdF juin 2026, Altares 2025, Altares T2 2026.
Cumul 12 mois (Banque de France) et trimestres (Altares)
| Période | Valeur | Série | Vs N-1 |
|---|---|---|---|
| Juin 2026 | 70 803 | BdF, cumul 12 mois | +5,1% |
| Mai 2026 | 70 117 | BdF, cumul 12 mois (révisé) | +4,4% |
| Avril 2026 | 70 228 | BdF, cumul 12 mois | +4,6% |
| Janvier 2026 | 68 961 | BdF, cumul 12 mois | +4,1% |
| Année 2025 | 68 602 | BdF, année civile | +3,6% |
| T2 2026 | 17 486 | Altares, ouvertures | +5,4% |
| T1 2026 | 18 986 | Altares, ouvertures | +6,4% |
| Année 2025 | 69 957 | Altares, ouvertures | +3,1% |
| Année 2024 | 67 830 | Altares, ouvertures | réf. 2024 |
Sources : Banque de France Fiben (Stat Info juin 2026, 7 août 2026) et Altares (bilan 2025, T1 et T2 2026). Les deux séries ne sont pas superposables. Pas de décomposition mensuelle inventée.
Défaillances par secteur, cumul 12 mois à fin juin 2026
| Secteur (NAF) | 12 mois | Part | Répartition | Vs juin 2025 |
|---|---|---|---|---|
| Construction | 14 483 | 20,5% | -1,6% | |
| Commerce et réparation auto. | 14 144 | 20,0% | +3,1% | |
| Hébergement / restauration | 9 692 | 13,7% | +7,5% | |
| Conseils et services aux entreprises | 9 085 | 12,8% | +10,1% | |
| Enseignement, santé, action sociale | 7 225 | 10,2% | +13,7% | |
| Industrie | 4 458 | 6,3% | +4,3% | |
| Transports et entreposage | 3 244 | 4,6% | +2,9% | |
| Activités immobilières | 2 653 | 3,7% | +5,5% | |
| Information et communication | 2 146 | 3,0% | +2,2% | |
| Agriculture | 1 783 | 2,5% | +16,5% | |
| Finance / assurance | 1 717 | 2,4% | +3,9% |
Source : Banque de France, Fiben, Stat Info juin 2026. Cumul 12 mois, pas l'année civile 2025. Le commerce NAF G n'est pas le « commerce de détail » au sens Altares.
Reprises ouvertes par région (radar, 31 août 2026)
Pas de ventilation régionale officielle BdF recopiée ici. Ci-dessous le corpus reprise Brantham (301 dossiers ouverts, hors Actify) — le sous-ensemble reprenable, pas le stock national de défaillances. 61 dossiers ne sont pas localisés (20 %).
| Région | Ouvertes | Part corpus | Répartition | Périmètre |
|---|---|---|---|---|
| Île-de-France | 57 | 18.9% | corpus reprise | |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 56 | 18.6% | corpus reprise | |
| Grand Est | 38 | 12.6% | corpus reprise | |
| Occitanie | 25 | 8.3% | corpus reprise | |
| Hauts-de-France | 15 | 5.0% | corpus reprise | |
| Bourgogne-Franche-Comté | 10 | 3.3% | corpus reprise | |
| Bretagne | 10 | 3.3% | corpus reprise | |
| Pays de la Loire | 10 | 3.3% | corpus reprise |
Source : observatoire.json, maj 2026-08-13. Radar · Méthode.
Décotes moyennes par type de procédure collective
Écart de prix constaté entre les transactions en procédure collective et les opérations de M&A classiques, sur la base des dossiers suivis par Brantham Partners en 2025.
| Type de procédure | Décote moyenne | Fourchette | Nombre de transactions |
|---|---|---|---|
| Liquidation judiciaire | 55% | 40 - 70% | 1 847 |
| Redressement judiciaire | 35% | 20 - 50% | 1 124 |
| Sauvegarde | 20% | 10 - 35% | 276 |
| Prépack cession | 25% | 15 - 40% | 187 |
Source : Brantham Partners, sur la base de 3 434 transactions analysées en 2025. Les décotes reflètent l'écart médian entre la valeur d'entreprise estimée et le prix de cession effectif.
Notre lecture du marché des procédures collectives
Le stock reste haut, le rythme a cassé. À fin juin 2026, la Banque de France compte 70 803 défaillances en cumul 12 mois (+5,1 % vs juin 2025), après une année 2025 à 68 602 (+3,6 % seulement, contre +17,7 % en 2024). Altares, sur un autre périmètre, confirme le même message : 69 957 ouvertures en 2025, puis 37 700 au premier semestre 2026 dont 17 486 au T2 (+5,4 %). Ce n'est plus un rattrapage Covid : c'est un plateau au-dessus de la moyenne 2010-2019 (59 342).
Trois dynamiques se distinguent. Premièrement, la construction recule légèrement (-1,6 %, 14 483) alors qu'elle restait le récit dominant en 2024. Deuxièmement, les services aux entreprises accélèrent (+10,1 %) et l'hébergement-restauration tient un rythme élevé (+7,5 %). Troisièmement, les dossiers qui comptent pour un repreneur se tendent : ETI-GE à 66 sur 12 mois (+20 %), moyennes entreprises à 532 (+12,7 %). Le volume est toujours fait de TPE ; la matière à reprise, elle, se concentre.
Côté acquéreur, le radar Brantham suit 301 reprises ouvertes au 31 août 2026, dont 143 à moins de 15 jours. Ce n'est pas le stock Altares : c'est le sous-ensemble reprenable. Les liquidations directes restent majoritaires (66,3 % au T2 Altares). Le travail n'est pas de « suivre la hausse », c'est de trier. Sources dans defaillances.json.
Méthodologie et sources
Sources de données
Les totaux nationaux viennent de la Banque de France (Fiben) et d'Altares. Les deux séries ne se superposent pas. Le flux reprise (dossiers ouverts, délais d'offre) vient du radar Brantham, publié dans observatoire.json. Le BODACC alimente le warehouse historique, pas le chiffre du jour.
Périmètre géographique
France métropolitaine et Départements et Régions d'Outre-Mer (DOM-TOM). Les données couvrent l'ensemble des tribunaux de commerce et des chambres commerciales des tribunaux judiciaires compétents en matière de procédures collectives.
Définition d'une défaillance
Est considérée comme défaillante toute entreprise faisant l'objet d'un jugement d'ouverture de procédure collective : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire, au sens des articles L. 620-1 et suivants du Code de commerce. Les procédures de conciliation et de mandat ad hoc ne sont pas comptabilisées.
Fréquence et publication
Les séries BdF sont des cumuls 12 mois, révisés chaque mois. Altares publie par trimestre. Cette page est mise à jour quand une des deux sources sort, pas le 15 par automatisme. Référence machine : data/defaillances.json.
Comprendre les défaillances d'entreprises
En 2025, la Banque de France a enregistré 68 602 défaillances (Fiben, +3,6 % vs 2024). Altares compte 69 957 ouvertures (+3,1 %). Le 67 830 souvent repris est le bilan Altares 2024. À fin juin 2026, le cumul 12 mois BdF atteint 70 803 (+5,1 %). La moyenne 2010-2019 était de 59 342.
À fin juin 2026 (Banque de France, cumul 12 mois) : construction 14 483 (-1,6 %), commerce et réparation automobile 14 144 (+3,1 %), hébergement-restauration 9 692 (+7,5 %), conseils et services aux entreprises 9 085 (+10,1 %). L'agriculture progresse le plus en rythme (+16,5 %). Les ETI-GE sont à 66 (+20 %).
Brantham Partners agrège ses données à partir de quatre sources principales : le BODACC (publication officielle des procédures), les rapports Altares, les greffes des tribunaux de commerce, et surtout son propre réseau de professionnels des procédures collectives répartis sur le territoire français. Cette dernière source permet d'identifier les dossiers en amont de leur publication officielle et de disposer de données qualitatives non disponibles dans les bases publiques.
Selon les données de Brantham Partners, la décote moyenne varie selon le type de procédure : 55% en liquidation judiciaire (fourchette de 40 à 70%), 35% en redressement judiciaire (20 à 50%), 20% en sauvegarde (10 à 35%) et 25% en prépack cession (15 à 40%). Ces décotes représentent la différence de prix par rapport à une transaction M&A classique sur des actifs comparables. Sur 3 434 transactions analysées en 2025, les actifs industriels affichent les décotes les plus favorables aux acquéreurs.
En volume, construction (14 483) et commerce NAF G (14 144) restent en tête à fin juin 2026, cumul 12 mois Banque de France. L'hébergement-restauration et les services aux entreprises suivent. Ce qui change : la construction recule (-1,6 %), les services accélèrent (+10,1 %), l'agriculture aussi (+16,5 %). Les ETI-GE (+20 %) pèsent peu en nombre, beaucoup en dossiers de reprise.
Les défaillances d'entreprises sont un indicateur retardé plutôt qu'avancé : elles augmentent généralement 6 à 18 mois après le début d'une dégradation économique, car les entreprises épuisent d'abord leurs réserves et les dispositifs de soutien (PGE, chômage partiel) avant de déposer le bilan. À l'inverse, une baisse du nombre de défaillances peut précéder une amélioration conjoncturelle. En 2020-2021, les dispositifs Covid (PGE, reports de charges) ont artificiellement maintenu les défaillances à un bas niveau, générant un rattrapage brutal en 2022-2024. L'analyse des défaillances doit donc être croisée avec d'autres indicateurs (PMI, crédit bancaire, défaillances de paiement Banque de France) pour être prédictive.
2020-2021 : niveaux historiquement bas grâce aux dispositifs Covid. 2022-2024 : rattrapage, jusqu'à +17,7 % en 2024 (Banque de France). 2025 : 68 602 défaillances, +3,6 % seulement. S1 2026 : Altares 37 700 ouvertures ; T2 17 486 (+5,4 %). À fin juin 2026, le cumul 12 mois BdF est à 70 803, soit 19 % au-dessus de la moyenne 2010-2019.
Brantham Partners combine plusieurs sources de données pour suivre les défaillances en temps réel : le BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales) pour les jugements d'ouverture, les AJIF (Associations des Journalistes de l'Insolvabilité) pour les grandes procédures, et les bases de données commerciales (Infogreffe, Scores & Décisions, Altares) pour les signaux faibles (dépôts de comptes tardifs, réductions de capital, changements de dirigeants). Ce monitoring permanent permet d'identifier les dossiers avant leur publication officielle et de contacter les administrateurs judiciaires en amont. L'objectif : proposer nos repreneurs en position de force avant que le processus de mise en concurrence ne soit totalement ouvert.
Pas de palmarès régional officiel recopié ici. Sur le radar Brantham (301 reprises ouvertes au 31 août 2026), l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est concentrent le flux localisé. 20 % des dossiers ne sont pas localisés. Le stock national de défaillances n'est pas un proxy du flux reprenable.
Oui, significativement. La hausse des taux de la BCE (de 0 % en juillet 2022 à 4,5 % en 2023) a augmenté le coût de la dette des entreprises endettées (crédits variables, refinancements de MLT). Les secteurs les plus impactés : l'immobilier et la promotion (financement des programmes à taux flottant), l'hôtellerie (LBO sur des actifs hôteliers levé à taux bas), et les entreprises avec des PGE à rembourser couplés à une hausse des charges financières. Pour les PME sans dette significative, l'impact est plus indirect : baisse de la demande des clients endettés, hausse du coût des crédits clients. Les baisses de taux amorcées fin 2024 devraient progressivement alléger la pression, mais les effets se feront sentir avec 12 à 18 mois de décalage.
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