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En bref

Le baromètre Brantham suit les défaillances d'entreprises pour identifier les secteurs et régions où les opportunités de reprise augmentent. Il sert aux repreneurs pour prioriser leur sourcing et anticiper les dossiers à analyser.

[ 01 ] BAROMÈTRE

Défaillances et liquidations judiciaires 2026 : le baromètre France

En bref — Que montre le baromètre des défaillances ?

Il synthétise les tendances de défaillances pour repérer secteurs et zones sous tension — lecture marché pour anticiper le flux d'opportunités.

Données actualisées mensuellement par Brantham Partners. Procédures collectives, liquidations judiciaires, redressements : analyse sectorielle et géographique des défaillances d'entreprises en France.

Dernière mise à jour : Août 2026
Publication mensuelle le 15 du mois
Sources : Banque de France, Altares, INSEE, BODACC

Point marché — août 2026

70 803 défaillances en cumul 12 mois à fin juin 2026 (Banque de France / Fiben, +5,1 % vs juin 2025). Année 2025 : 68 602 (BdF, +3,6 %) — Altares compte 69 957 ouvertures (+3,1 %). S1 2026 Altares : 37 700 procédures, dont 17 486 au T2 (+5,4 %), 66,3 % en liquidation directe. Lecture repreneur : le rythme de hausse a cassé, le stock reste historiquement haut. Le sujet n'est pas le total, c'est le tri (emploi, BFR, financement, fenêtre d'offre). Sources : BdF juin 2026, Altares 2025, Altares T2 2026.

Flux reprise Brantham — 2026-08-31

301 reprises ouvertes (RJ / sauvegarde / cession d'entreprise), dont 143 avec deadline < 15 jours. Délai médian d'offre : 37 jours. Ce n'est pas le stock de défaillances : c'est le sous-ensemble reprenable. Radar · Méthode.

0
Cumul 12 mois à fin juin 2026
+5,1% vs juin 2025
[ 02 ] VUE D'ENSEMBLE
68 602
Année civile 2025 (BdF)
+3,6% vs 2024
66,3%
Liquidations directes T2 2026
11 591 jugements (Altares)
37 700
Ouvertures S1 2026
Altares, +1 500 vs S1 2025
66,3% Liquidations T2 (11 591)
31,7% Redressements T2 (5 546)
[ 03 ] ÉVOLUTION

Cumul 12 mois (Banque de France) et trimestres (Altares)

16 371
T2 24
16 586
T2 25
19 024
T4 25
18 986
T1 26
17 486
T2 26
Altares, ouvertures trimestrielles
2026
70 803
Cumul 12 mois BdF (juin 2026)
+5,1%
vs juin 2025
37 700
S1 2026 Altares
Période Valeur Série Vs N-1
Juin 2026 70 803 BdF, cumul 12 mois +5,1%
Mai 2026 70 117 BdF, cumul 12 mois (révisé) +4,4%
Avril 2026 70 228 BdF, cumul 12 mois +4,6%
Janvier 2026 68 961 BdF, cumul 12 mois +4,1%
Année 2025 68 602 BdF, année civile +3,6%
T2 2026 17 486 Altares, ouvertures +5,4%
T1 2026 18 986 Altares, ouvertures +6,4%
Année 2025 69 957 Altares, ouvertures +3,1%
Année 2024 67 830 Altares, ouvertures réf. 2024

Sources : Banque de France Fiben (Stat Info juin 2026, 7 août 2026) et Altares (bilan 2025, T1 et T2 2026). Les deux séries ne sont pas superposables. Pas de décomposition mensuelle inventée.

[ 04 ] PAR SECTEUR

Défaillances par secteur, cumul 12 mois à fin juin 2026

1 Construction
14 483 -1,6%
2 Commerce et réparation auto.
14 144 +3,1%
3 Hébergement / restauration
9 692 +7,5%
4 Conseils et services aux entreprises
9 085 +10,1%
5 Enseignement, santé, action sociale
7 225 +13,7%
6 Industrie
4 458 +4,3%
7 Transports et entreposage
3 244 +2,9%
8 Activités immobilières
2 653 +5,5%
9 Information et communication
2 146 +2,2%
10 Agriculture
1 783 +16,5%
11 Finance / assurance
1 717 +3,9%
Secteur (NAF) 12 mois Part Répartition Vs juin 2025
Construction 14 483 20,5%
-1,6%
Commerce et réparation auto. 14 144 20,0%
+3,1%
Hébergement / restauration 9 692 13,7%
+7,5%
Conseils et services aux entreprises 9 085 12,8%
+10,1%
Enseignement, santé, action sociale 7 225 10,2%
+13,7%
Industrie 4 458 6,3%
+4,3%
Transports et entreposage 3 244 4,6%
+2,9%
Activités immobilières 2 653 3,7%
+5,5%
Information et communication 2 146 3,0%
+2,2%
Agriculture 1 783 2,5%
+16,5%
Finance / assurance 1 717 2,4%
+3,9%

Source : Banque de France, Fiben, Stat Info juin 2026. Cumul 12 mois, pas l'année civile 2025. Le commerce NAF G n'est pas le « commerce de détail » au sens Altares.

[ 05 ] PAR REGION

Reprises ouvertes par région (radar, 31 août 2026)

Pas de ventilation régionale officielle BdF recopiée ici. Ci-dessous le corpus reprise Brantham (301 dossiers ouverts, hors Actify) — le sous-ensemble reprenable, pas le stock national de défaillances. 61 dossiers ne sont pas localisés (20 %).

1 Île-de-France
57 radar
2 Auvergne-Rhône-Alpes
56 radar
3 Grand Est
38 radar
4 Occitanie
25 radar
5 Hauts-de-France
15 radar
6 Bourgogne-Franche-Comté
10 radar
7 Bretagne
10 radar
8 Pays de la Loire
10 radar
Région Ouvertes Part corpus Répartition Périmètre
Île-de-France 57 18.9%
corpus reprise
Auvergne-Rhône-Alpes 56 18.6%
corpus reprise
Grand Est 38 12.6%
corpus reprise
Occitanie 25 8.3%
corpus reprise
Hauts-de-France 15 5.0%
corpus reprise
Bourgogne-Franche-Comté 10 3.3%
corpus reprise
Bretagne 10 3.3%
corpus reprise
Pays de la Loire 10 3.3%
corpus reprise

Source : observatoire.json, maj 2026-08-13. Radar · Méthode.

[ 06 ] DÉCOTES

Décotes moyennes par type de procédure collective

Écart de prix constaté entre les transactions en procédure collective et les opérations de M&A classiques, sur la base des dossiers suivis par Brantham Partners en 2025.

Liquidation judiciaire
55%
40 - 70%
1 847 transactions
Redressement judiciaire
35%
20 - 50%
1 124 transactions
Prépack cession
25%
15 - 40%
187 transactions
Sauvegarde
20%
10 - 35%
276 transactions
Type de procédure Décote moyenne Fourchette Nombre de transactions
Liquidation judiciaire 55% 40 - 70% 1 847
Redressement judiciaire 35% 20 - 50% 1 124
Sauvegarde 20% 10 - 35% 276
Prépack cession 25% 15 - 40% 187

Source : Brantham Partners, sur la base de 3 434 transactions analysées en 2025. Les décotes reflètent l'écart médian entre la valeur d'entreprise estimée et le prix de cession effectif.

[ 07 ] ANALYSE

Notre lecture du marché des procédures collectives

Le stock reste haut, le rythme a cassé. À fin juin 2026, la Banque de France compte 70 803 défaillances en cumul 12 mois (+5,1 % vs juin 2025), après une année 2025 à 68 602 (+3,6 % seulement, contre +17,7 % en 2024). Altares, sur un autre périmètre, confirme le même message : 69 957 ouvertures en 2025, puis 37 700 au premier semestre 2026 dont 17 486 au T2 (+5,4 %). Ce n'est plus un rattrapage Covid : c'est un plateau au-dessus de la moyenne 2010-2019 (59 342).

Trois dynamiques se distinguent. Premièrement, la construction recule légèrement (-1,6 %, 14 483) alors qu'elle restait le récit dominant en 2024. Deuxièmement, les services aux entreprises accélèrent (+10,1 %) et l'hébergement-restauration tient un rythme élevé (+7,5 %). Troisièmement, les dossiers qui comptent pour un repreneur se tendent : ETI-GE à 66 sur 12 mois (+20 %), moyennes entreprises à 532 (+12,7 %). Le volume est toujours fait de TPE ; la matière à reprise, elle, se concentre.

Côté acquéreur, le radar Brantham suit 301 reprises ouvertes au 31 août 2026, dont 143 à moins de 15 jours. Ce n'est pas le stock Altares : c'est le sous-ensemble reprenable. Les liquidations directes restent majoritaires (66,3 % au T2 Altares). Le travail n'est pas de « suivre la hausse », c'est de trier. Sources dans defaillances.json.

[ 08 ] MÉTHODOLOGIE

Méthodologie et sources

Sources de données

Les totaux nationaux viennent de la Banque de France (Fiben) et d'Altares. Les deux séries ne se superposent pas. Le flux reprise (dossiers ouverts, délais d'offre) vient du radar Brantham, publié dans observatoire.json. Le BODACC alimente le warehouse historique, pas le chiffre du jour.

Périmètre géographique

France métropolitaine et Départements et Régions d'Outre-Mer (DOM-TOM). Les données couvrent l'ensemble des tribunaux de commerce et des chambres commerciales des tribunaux judiciaires compétents en matière de procédures collectives.

Définition d'une défaillance

Est considérée comme défaillante toute entreprise faisant l'objet d'un jugement d'ouverture de procédure collective : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire, au sens des articles L. 620-1 et suivants du Code de commerce. Les procédures de conciliation et de mandat ad hoc ne sont pas comptabilisées.

Fréquence et publication

Les séries BdF sont des cumuls 12 mois, révisés chaque mois. Altares publie par trimestre. Cette page est mise à jour quand une des deux sources sort, pas le 15 par automatisme. Référence machine : data/defaillances.json.

[ 09 ] FAQ

Comprendre les défaillances d'entreprises

En 2025, la Banque de France a enregistré 68 602 défaillances (Fiben, +3,6 % vs 2024). Altares compte 69 957 ouvertures (+3,1 %). Le 67 830 souvent repris est le bilan Altares 2024. À fin juin 2026, le cumul 12 mois BdF atteint 70 803 (+5,1 %). La moyenne 2010-2019 était de 59 342.

À fin juin 2026 (Banque de France, cumul 12 mois) : construction 14 483 (-1,6 %), commerce et réparation automobile 14 144 (+3,1 %), hébergement-restauration 9 692 (+7,5 %), conseils et services aux entreprises 9 085 (+10,1 %). L'agriculture progresse le plus en rythme (+16,5 %). Les ETI-GE sont à 66 (+20 %).

Brantham Partners agrège ses données à partir de quatre sources principales : le BODACC (publication officielle des procédures), les rapports Altares, les greffes des tribunaux de commerce, et surtout son propre réseau de professionnels des procédures collectives répartis sur le territoire français. Cette dernière source permet d'identifier les dossiers en amont de leur publication officielle et de disposer de données qualitatives non disponibles dans les bases publiques.

Selon les données de Brantham Partners, la décote moyenne varie selon le type de procédure : 55% en liquidation judiciaire (fourchette de 40 à 70%), 35% en redressement judiciaire (20 à 50%), 20% en sauvegarde (10 à 35%) et 25% en prépack cession (15 à 40%). Ces décotes représentent la différence de prix par rapport à une transaction M&A classique sur des actifs comparables. Sur 3 434 transactions analysées en 2025, les actifs industriels affichent les décotes les plus favorables aux acquéreurs.

En volume, construction (14 483) et commerce NAF G (14 144) restent en tête à fin juin 2026, cumul 12 mois Banque de France. L'hébergement-restauration et les services aux entreprises suivent. Ce qui change : la construction recule (-1,6 %), les services accélèrent (+10,1 %), l'agriculture aussi (+16,5 %). Les ETI-GE (+20 %) pèsent peu en nombre, beaucoup en dossiers de reprise.

Les défaillances d'entreprises sont un indicateur retardé plutôt qu'avancé : elles augmentent généralement 6 à 18 mois après le début d'une dégradation économique, car les entreprises épuisent d'abord leurs réserves et les dispositifs de soutien (PGE, chômage partiel) avant de déposer le bilan. À l'inverse, une baisse du nombre de défaillances peut précéder une amélioration conjoncturelle. En 2020-2021, les dispositifs Covid (PGE, reports de charges) ont artificiellement maintenu les défaillances à un bas niveau, générant un rattrapage brutal en 2022-2024. L'analyse des défaillances doit donc être croisée avec d'autres indicateurs (PMI, crédit bancaire, défaillances de paiement Banque de France) pour être prédictive.

2020-2021 : niveaux historiquement bas grâce aux dispositifs Covid. 2022-2024 : rattrapage, jusqu'à +17,7 % en 2024 (Banque de France). 2025 : 68 602 défaillances, +3,6 % seulement. S1 2026 : Altares 37 700 ouvertures ; T2 17 486 (+5,4 %). À fin juin 2026, le cumul 12 mois BdF est à 70 803, soit 19 % au-dessus de la moyenne 2010-2019.

Brantham Partners combine plusieurs sources de données pour suivre les défaillances en temps réel : le BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales) pour les jugements d'ouverture, les AJIF (Associations des Journalistes de l'Insolvabilité) pour les grandes procédures, et les bases de données commerciales (Infogreffe, Scores & Décisions, Altares) pour les signaux faibles (dépôts de comptes tardifs, réductions de capital, changements de dirigeants). Ce monitoring permanent permet d'identifier les dossiers avant leur publication officielle et de contacter les administrateurs judiciaires en amont. L'objectif : proposer nos repreneurs en position de force avant que le processus de mise en concurrence ne soit totalement ouvert.

Pas de palmarès régional officiel recopié ici. Sur le radar Brantham (301 reprises ouvertes au 31 août 2026), l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est concentrent le flux localisé. 20 % des dossiers ne sont pas localisés. Le stock national de défaillances n'est pas un proxy du flux reprenable.

Oui, significativement. La hausse des taux de la BCE (de 0 % en juillet 2022 à 4,5 % en 2023) a augmenté le coût de la dette des entreprises endettées (crédits variables, refinancements de MLT). Les secteurs les plus impactés : l'immobilier et la promotion (financement des programmes à taux flottant), l'hôtellerie (LBO sur des actifs hôteliers levé à taux bas), et les entreprises avec des PGE à rembourser couplés à une hausse des charges financières. Pour les PME sans dette significative, l'impact est plus indirect : baisse de la demande des clients endettés, hausse du coût des crédits clients. Les baisses de taux amorcées fin 2024 devraient progressivement alléger la pression, mais les effets se feront sentir avec 12 à 18 mois de décalage.

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Statistiques clés des défaillances d'entreprises en France, compilées par Brantham Partners
IndicateurValeurContexte
Défaillances 12 mois à fin juin 202670 803Banque de France Fiben, +5,1% vs juin 2025
Défaillances année civile 2025 (BdF)68 602+3,6% vs 2024
Ouvertures 2025 (Altares)69 957+3,1% vs 2024 (67 830)
Ouvertures S1 2026 (Altares)37 700dont 17 486 au T2 (+5,4%)
Liquidations directes T2 202666,3%11 591 jugements Altares
Redressements T2 202631,7%5 546 jugements Altares
Secteur le plus touché (12 mois juin 2026)Construction14 483, -1,6% BdF
Reprises ouvertes radar Brantham366Maj 2026-08-09, hors Actify
Source des totaux nationauxBanque de France / AltaresSéries non superposables
Référence machinedata/defaillances.jsonChiffres sourcés, 13 août 2026

Sources et références