[ GUIDE SECTORIEL ]
Guide sectoriel — Santé et médical

Rachat d'entreprise dans le secteur santé et médical en liquidation : guide complet pour repreneurs

Le secteur santé et médical pèse 320 milliards d'euros de dépenses de santé en France, 95 000 entreprises et 2 millions d'emplois. Taux de défaillance de 1,8%, 1 710 procédures en 2024 : ce guide détaille les opportunités concrètes de rachat d'entreprise en difficulté dans le secteur.

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Paul Roulleau
Dernière mise à jour : Mars 2026 25 min de lecture
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Rachat dans le secteur santé et médical en liquidation : un marché à fort potentiel

Le rachat d'entreprise dans le secteur santé et médical en liquidation ouvre une fenêtre concrète pour les repreneurs en 2026. 1 710 défaillances en 2024, en hausse de 12% par rapport à 2023 : le secteur pèse 2,7% du total national des procédures collectives.

Le cadre des procédures collectives (Livre VI du Code de commerce, articles L.620-1 et suivants) permet au repreneur d'acquérir des actifs productifs en dessous de leur valeur de marché. Dans la santé et le médical, on observe des décotes de 45 à 65% en liquidation judiciaire et de 25 à 45% en redressement.

Le secteur santé se restructure sous l'effet de trois pressions : tarification de l'Assurance Maladie, déserts médicaux et concentration des grands groupes privés. Les cibles intéressantes en procédure sont concrètes : laboratoires, cliniques, EHPAD, fabricants de dispositifs médicaux. Le vrai actif, ce sont les autorisations ARS : elles ne se rachètent pas ailleurs, et ce sont elles qui justifient des décotes plus contenues que dans d'autres secteurs — la barrière à l'entrée protège ensuite le repreneur.

Chez Brantham, nous valorisons toujours ce type d'actif en intégrant deux variables que les méthodes classiques ignorent : la décote de liquidité et la pression du calendrier judiciaire.

L'article L.642-12 du Code de commerce purge les sûretés et charges qui grevaient les actifs cédés : le repreneur récupère un actif propre, libre de toute dette antérieure. Dans la santé et le médical, c'est décisif : on reprend l'outil productif et les autorisations sans hériter du passif structurel qui a tué la cible.

Marché santé et médical

320 milliards d'euros de dépenses de santé en France | 95 000 entreprises | 2 millions d'emplois | Taux de défaillance : 1,8% | 1 710 procédures en 2024 (+12%)

Chiffres clés dans le secteur sante et medical

En France, le secteur santé et médical pèse 320 milliards d'euros de dépenses de santé et emploie 2 millions de personnes dans 95 000 entreprises.

IndicateurValeur
Taille du marché320 milliards d'euros (dépenses de santé en France)
Nombre d'entreprises95 000
Emplois2 000 000
Taux de défaillance1.8%
Défaillances 20241 710
Évolution+12%
Part des défaillances nationales2.7%

Chaque tribunal de commerce a ses habitudes en matière de procédures collectives : les délais d'instruction, le poids donné au plan social, la sensibilité aux offres mixtes varient d'une juridiction à l'autre. Connaître le terrain local fait la différence sur l'attribution.

CritèreLiquidation judiciaireRedressement judiciaire
ConditionRedressement impossibleRedressement possible
Sort du dirigeantDessaisi (liquidateur)En place (assisté)
Délai d'exécution3 à 6 semaines6 à 18 mois
Décote typique dans la santé et le médical45–65%25–45%
Purge du passifOui (L.642-12)Oui (L.642-12)
Continuité d'exploitationPartielle (3+3 mois)Oui (période observation)

Voir aussi : Rachat dans la santé et le médical en redressement judiciaire

Causes de défaillance spécifiques dans le secteur sante et medical

Les défaillances dans le secteur sante et medical s'expliquent par des facteurs structurels et conjoncturels spécifiques :

  • Pression tarifaire de l'Assurance Maladie
  • Difficulté de recrutement medical et paramédical
  • Investissements technologiques lourds
  • Règlementation croissante (HAS, ARS)
  • Concurrence des groupes de sante prives
  • Baisse des marges sur les dispositifs medicaux

Selon Brantham Partners, la négociation avec les mandataires de justice est un art qui requiert une connaissance approfondie des usages et des attentes de chaque juridiction. Ces facteurs créent un environnement où les entreprises les moins bien preparees sont contraintes de se placer sous la protection du Tribunal de commerce, ouvrant des opportunités de reprise pour les acquéreurs bien structures.

Au niveau national, les défaillances ont atteint 65 800 en 2025 (+3.8%), dont 72% de TPE, 24% de PME et 4% d'ETI. Pour le secteur sante et medical, la proportion de PME est plus élevée que la moyenne, offrant des cibles plus structurees.

Valorisation et décotes dans le secteur sante et medical

La valorisation d'une entreprise dans le secteur sante et medical en difficulté repose sur des méthodes spécifiques au secteur, adaptées au contexte des procédures collectives.

La valorisation dans le secteur sante se distingue par le poids des autorisations administratives (ARS, HAS, convention Assurance Maladie), qui représentent souvent la majorite de la valeur d'un établissement. Les équipements medicaux conservent une bonne valeur residuelle (50 a 70% du neuf) en raison de la demande soutenue. Les multiples d'EBITDA en distressed atteignent 2x a 4x, les plus élevés de tous les secteurs en procédure collective, refletant la rarete des autorisations et la visibilite des revenus.

Multiples de valorisation

5x a 8x normal, 2x a 4x distressed. Les multiples EBITDA en distressed M&A pour le secteur sante et medical refletent la décote de liquidité et l'urgence de la cession.

Actifs clés a évaluer

  • Autorisations ARS/HAS
  • Équipements medicaux
  • Base patients/contrats
  • Personnel medical qualifie
  • Certifications (ISO 13485, CE medical)

Décote moyenne : 40 a 60%

Les autorisations ARS sont des actifs stratégiques non reproductibles. Les équipements medicaux conservent une bonne valeur residuelle (50-70%). Les décotes sont plus faibles que dans d'autres secteurs en raison de la valeur des autorisations.

Due diligence sectorielle : le secteur sante et medical

La due diligence dans le secteur sante et medical couvre des aspects spécifiques que le repreneur doit maîtriser.

Normes et règlementations

  • ARS (Agence Régionale de Sante)
  • HAS (Haute Autorite de Sante)
  • ISO 13485 (dispositifs medicaux)
  • Marquage CE medical
  • RGPD sante (données patients)

Licences et certifications

  • Autorisation ARS d'exercice
  • Agrément HAS
  • Autorisation de mise sur le marché (AMM)
  • Inscription LPPR/LPP
  • Convention avec l'Assurance Maladie

Points d'attention spécifiques

La DD sante est la plus règlementee. Elle couvre les autorisations (ARS, HAS), les conventions Assurance Maladie, la conformité des pratiques, la gestion des données patients (RGPD sante), les équipements medicaux et le personnel soignant. La continuité des soins est une obligation légale.

Risques sectoriels

  • Perte des autorisations ARS
  • Non-conformité HAS
  • Violation RGPD sante
  • Personnel medical insuffisant
  • Tarification defavorable

Structurer l'offre de cession dans le secteur sante et medical

L'offre de reprise d'une entreprise dans le secteur sante et medical en plan de cession doit respecter le formalisme de l'article L.642-2 du Code de commerce tout en integrant les spécificités sectorielles.

Structure type

L'offre de reprise porte sur la cession d'activité de sante incluant autorisations, équipements, personnel et contrats

Points clés de l'offre

L'offre doit garantir la continuité des soins, le transfert des autorisations ARS, le maintien du personnel medical et le plan de conformité. L'ARS doit valider le transfert. Le tribunal consulte systematiquement l'ARS avant d'arreter le plan de cession.

Financement d'un rachat dans le secteur sante et medical

Le dispositif BPI France pour la reprise d'entreprises en difficulté inclut des prêts spécifiques et des garanties de financement adaptées au contexte des procédures collectives.

Structure de financement type

Le montage financier type comprend un mix fonds propres (30-40%), dette senior (35-45%), BPI France (15-20%). Les établissements de sante bénéficient de financements spécifiques (prêts CDC, fonds Bpifrance sante).

Le coût total d'un rachat en liquidation dans le secteur sante et medical intègre le prix de cession, les frais de due diligence, les coûts de mise en conformité et le BFR day-one.

Étude de cas anonymisee : rachat dans le secteur sante et medical en liquidation

Ce cas anonymise illustre une reprise reussie dans le secteur sante et medical, accompagnee par Brantham Partners.

Cas pratique — Sante et Medical

Laboratoire de biologie medicale avec 3 sites de prelevement

IndicateurValeur
Chiffre d'affaires2 600 000 EUR
Effectif18 salariés
Prix de cession520 000 EUR
Décote48%
Budget total920 000 EUR
ROI a 24 mois85%

Facteur clé de succès : Le transfert des autorisations ARS a été négocié en amont. L'integration dans un réseau de laboratoires a permis des économies d'echelle de 25% et le maintien de l'ensemble du personnel technique.

Brantham Partners et le secteur sante et medical

Brantham Partners intervient dans les reprises d'établissements de sante avec une expertise réglementaire pointue : transfert d'autorisations ARS, négociation des conventions Assurance Maladie, conformité HAS. Notre connaissance des circuits de financement sante (CDC, BPI France Sante) et notre capacité à gérer la contrainte de continuité des soins imposée par la loi sécurisent des opérations ou la rigueur réglementaire est non négociable.

Notre approche sectorielle dans le secteur sante et medical repose sur :

  • Sourcing propriétaire : Brantham Partners combine veille sectorielle et intelligence relationnelle pour identifier les meilleures cibles de reprise. Notre positionnement spécialisé nous permet d'accéder aux dossiers avant qu'ils ne soient largement diffuses.
  • Due diligence accélérée : La due diligence Brantham Partners dans ce secteur porte une attention particulière aux actifs intangibles — brevets, marques, savoir-faire — qui peuvent représenter une part significative de la valeur de reprise.
  • Exécution en audience : Brantham Partners coordonne l'ensemble des parties prenantes — avocats, banquiers, experts — pour presenter une offre de reprise solide et mener le processus jusqu'au jugement de cession avec un taux de succès élevé.

Vous cherchez à racheter une entreprise dans le secteur sante et medical en difficulté ? Contactez Brantham Partners pour un premier échange confidentiel sur votre projet de reprise.

Découvrez aussi

Spécificités de la liquidation judiciaire dans le secteur Santé et Médical

La liquidation judiciaire dans le secteur santé libère des équipements médicaux coûteux à forte décote. La réglementation (ARS, ANSM, CNAM) encadre strictement les reprises : les autorisations d'activité ne se transfèrent pas automatiquement.

Actifs santé à acquérir en liquidation judiciaire

ActifÉvaluation et points de vigilance
Équipements d'imagerie (IRM, scanner, radio)Actifs high-value : IRM 1,5T = 600k–1,2M EUR neuf, cédé à 30–50% en LJ. Vérifier : contrats de maintenance, homologations CE, état des tubes (radio/scanner). Les équipements >10 ans ont une valeur résiduelle limitée.
Dispositifs médicaux certifiés CELe marquage CE est attaché au produit, pas à la société. Le fabricant doit maintenir la surveillance post-marché. En LJ, les DM avec AMM ou marquage CE en cours de validité conservent leur valeur réglementaire.
Conventionnements Assurance MaladieLes conventionnements CNAM sont personnels au praticien, pas à la structure. En revanche, les numéros FINESS et SIRET peuvent faciliter la continuité administrative du cabinet ou de la clinique.
Fichier patients (RGPD critique)Les données de santé sont des données sensibles au sens de l'article 9 du RGPD. Leur transfert lors d'une cession judiciaire est possible mais encadré : information des patients, désignation d'un DPO, accord CNIL pour les transferts massifs.

Calendrier type de liquidation judiciaire — Santé et Médical

Procédures santé plus longues (6–12 semaines) en raison des autorisations ARS. Prévoir des délais administratifs post-audience.

Risques spécifiques à surveiller

Responsabilité médicale non prescrite, équipements hors normes, personnel médical (médecins) non salarié donc non maintenable de force.

Conseil Brantham — Santé et Médical LJ

Avant toute offre sur un établissement de santé, prendre contact avec l'ARS régionale pour valider la transférabilité des autorisations d'activité. Une autorisation non transférable peut réduire la valeur de l'actif de 80%.

Données sectorielles de référence

Indicateur sectorielValeur 2024
CA total secteur Santé et Médical260 milliards EUR
Emplois secteur1 200 000
Procédures collectives 20242,800
Actifs phares en LJautorisations ARS (activité de soin), équipements médicaux (IRM, scanner), conventionnements Assurance Maladie

Questions fréquentes sur le rachat dans le secteur sante et medical en liquidation

Les établissements de sante en procédure collective se négocient entre 200 000 et 5 millions EUR selon la taille et les autorisations. La décote est de 40 a 60%, plus faible que dans d'autres secteurs en raison de la valeur des autorisations ARS. Un laboratoire ou une clinique avec autorisation vaut significativement plus que ses actifs physiques.
Les autorisations ARS sont en principe attachées à l'exploitant. En cas de cession, l'ARS doit valider le transfert au nouveau repreneur. Le tribunal consulte l'ARS avant d'arreter le plan de cession. La procédure de transfert prend 2 a 3 mois. Le repreneur doit démontrer sa capacité à maintenir la qualité des soins.
Les risques majeurs sont la non-conformité aux normes HAS/ARS, la perte des autorisations, le depart du personnel medical qualifié, les litiges patients et la pression tarifaire de l'Assurance Maladie. Selon Brantham Partners, le maintien du personnel soignant est le facteur clé de succès.
La reprise d'un EHPAD ou d'une clinique suit le processus classique de cession mais avec des spécificités : continuité des soins obligatoire, validation ARS, convention tripartite (EHPAD), certification HAS. Le tribunal et l'ARS sont particulièrement vigilants sur la qualité du repreneur et son engagement de maintien de la qualité des soins.
Les reprises sante bénéficient de financements spécifiques : BPI France (prêts santé), Caisse des Dépôts (prêts longs terme pour EHPAD/cliniques), dette senior auprès de banques spécialisées (Société Générale sante, Crédit Agricole sante). Les groupes de sante prives sont également des repreneurs actifs.
Selon Brantham Partners, la sante est un secteur où les autorisations créent des barrieres à l'entree qui protègent le repreneur. Notre expertise réglementaire (ARS, HAS), notre connaissance des spécificités sectorielles et notre réseau de financeurs sante nous permettent d'accompagner les reprises d'établissements de sante avec un taux de succès élevé.
Les autorisations de l'ARS (Agence Régionale de Santé) pour exploiter un établissement de santé (clinique MCO, SSR, psychiatrie) ou médico-social (EHPAD, EHPA, SSIAD) sont nominatives. Elles ne se transfèrent pas automatiquement lors d'un plan de cession. Le repreneur doit déposer une demande de renouvellement ou de modification d'autorisation auprès de l'ARS compétente. Ce processus peut prendre 3 à 18 mois. Pendant cette période, l'établissement peut continuer à fonctionner sous l'autorisation de l'entité cédante, sous conditions. C'est LE point critique de toute reprise dans le secteur sanitaire et médico-social.
Le plan de cession d'un EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) présente des enjeux spécifiques : la convention tripartite (EHPAD-ARS-Conseil Départemental) doit être maintenue pour continuer à recevoir les financements publics (dotation soins + allocation dépendance) ; les résidents ont une protection juridique renforcée (impossibilité d'expulsion abusive) ; le personnel soignant bénéficie des mêmes protections que dans tout plan de cession (L.1224-1). Le prix de cession intègre la valeur de l'autorisation et du conventionnement, qui représentent souvent 60 à 80% de la valeur totale.

Non, les autorisations ARS (autorisation d'exploitation d'une clinique, d'un EHPAD, d'un SSIAD) sont nominatives et attachées à l'entité juridique agréée. En liquidation judiciaire, le repreneur doit déposer une nouvelle demande d'autorisation auprès de l'ARS compétente. Ce processus est long (6 à 24 mois) et soumis au CPOM (Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens) avec l'ARS. Pendant ce délai, l'exploitation peut se poursuivre sous dérogation temporaire si l'ARS l'accorde pour maintenir la continuité des soins aux patients. Le Tribunal de commerce et l'ARS coordonnent souvent leur action pour faciliter la reprise d'établissements de santé stratégiques. Brantham Partners travaille en étroite coordination avec les équipes ARS dans ces dossiers.

Un cabinet médical ou une clinique a plusieurs composantes de valeur. Les actifs corporels : équipements médicaux (imagerie, blocs opératoires, matériels de soins — valeur de revente 10 à 40 % du neuf selon état), locaux (propres ou loués — valeur du bail). Les actifs incorporels : patientèle (fichier patients avec historique médical), agréments et autorisations (ARS, CPAM), accréditations qualité (HAS). En liquidation, la patientèle est difficile à transférer (droits RGPD, secret médical) mais sa continuité est valorisée. Le multiple classique pour une clinique est 4 à 7x l'EBITDA, réduit à 2 à 4x en situation distressed. La complexité réglementaire (ARS, CPAM, inspection du travail) rend ces dossiers exigeants en due diligence.

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Sources et références