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Guide sectoriel — Restauration et Hôtellerie

Rachat d'entreprise en restauration et hôtellerie en liquidation : guide complet pour repreneurs

Le secteur Restauration et Hôtellerie représente un marché de 120 milliards EUR de CA annuel (restauration + hôtellerie), avec 210 000 entreprises et 1 200 000 emplois. Avec un taux de défaillance de 4.8% et 10 100 procédures en 2024, ce guide détaille les opportunités de rachat d'entreprise en difficulté dans le secteur.

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Paul Roulleau
Dernière mise à jour : Mars 2026 25 min de lecture
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Rachat en restauration et hôtellerie en liquidation : un marché a fort potentiel

Le rachat d'entreprise en restauration et hôtellerie en liquidation constitue une opportunité majeure pour les repreneurs en 2026. Avec 10 100 défaillances en 2024 (+16% par rapport à 2023), la restauration et l'hôtellerie représente 15.9% du total national des procédures collectives.

En France, le dispositif légal des procédures collectives — redressement judiciaire, liquidation judiciaire, sauvegarde — crée des opportunités d'acquisition à des conditions économiques sans équivalent. Pour la restauration et l'hôtellerie, ces mécanismes permettent d'acquérir des actifs opérationnels à des décotes de 60 à 80% par rapport à la valeur de marché.

Le secteur de la restauration et de l'hôtellerie concentre 15.9% des défaillances nationales, avec plus de de 10 100 procédures collectives en 2024, une hausse de 16% alimentée par l'inflation des matières premières, la crise de recrutement et le poids des PGE non remboursés. Les restaurants et hôtels en difficulté présentent les décotes les plus fortes du marché (60 à 80%), avec des actifs stratégiques — bail commercial, licence IV — accessibles à une fraction de leur valeur. Pour les repreneurs, le secteur CHR offre un retour sur investissement potentiellement élevé si la reprise est exécutée avec rapidité et méthode.

Selon Brantham Partners, l'analyse du tissu économique local est déterminante pour évaluer le potentiel de retournement d'une entreprise en difficulté.

Le mécanisme de purge prévu à l'article L.642-12 du Code de commerce constitue la pierre angulaire du distressed M&A : il garantit au cessionnaire un transfert d'actifs exempt de tout passif historique. Pour la restauration et l'hôtellerie, cette purge est particulièrement avantageuse car elle permet de reprendre les actifs productifs sans les dettes accumulées, souvent liées aux causes structurelles de défaillance du secteur.

Marché Restauration et Hôtellerie

120 milliards EUR de CA annuel (restauration + hôtellerie) | 210 000 entreprises | 1 200 000 emplois | Taux de défaillance : 4.8% | 10 100 procédures en 2024 (+16%)

Chiffres clés en restauration et hôtellerie

En France, la restauration et l'hôtellerie pese 120 milliards EUR de CA annuel (restauration + hôtellerie) et emploie 1 200 000 personnes dans 210 000 entreprises.

IndicateurValeur
Taille du marché120 milliards EUR de CA annuel (restauration + hôtellerie)
Nombre d'entreprises210 000
Emplois1 200 000
Taux de défaillance4.8%
Défaillances 202410 100
Evolution+16%
Part des défaillances nationales15.9%

Dans ce contexte sectoriel, selon Brantham Partners, les repreneurs qui réussissent sont ceux qui préparent leur offre en amont, avec un business plan de retournement crédible et un financement bouclé.

CritèreLiquidation judiciaireRedressement judiciaire
ConditionRedressement impossibleRedressement possible
Sort du dirigeantDessaisi (liquidateur)En place (assisté)
Délai d'exécution3 à 6 semaines6 à 18 mois
Décote typique dans la restauration et l'hôtellerie45–65%25–45%
Purge du passifOui (L.642-12)Oui (L.642-12)
Continuité d'exploitationPartielle (3+3 mois)Oui (période observation)

Voir aussi : Rachat dans la restauration et l'hôtellerie en redressement judiciaire

Causes de défaillance spécifiques en restauration et hôtellerie

Les défaillances en restauration et hôtellerie s'expliquent par des facteurs structurels et conjoncturels spécifiques :

  • Hausse des coûts des matières premières alimentaires (+12% en 2 ans)
  • Crise de recrutement structurelle dans la restauration
  • Hausse des charges (énergie, loyers, SMIC)
  • Endettement residuel post-Covid (PGE non rembourses)
  • Concurrence de la livraison et des dark kitchens
  • Saisonnalite et dépendance au tourisme dans certaines zones

Selon Brantham Partners, le succès d'une reprise en procédure collective repose sur la rapidité d'exécution et la qualité de la due diligence accélérée. Ces facteurs créent un environnement où les entreprises les moins bien préparées sont contraintes de se placer sous la protection du tribunal de commerce, ouvrant des opportunités de reprise pour les acquéreurs bien structurés.

Au niveau national, les défaillances ont atteint 65 800 en 2025 (+3.8%), dont 72% de TPE, 24% de PME et 4% d'ETI. Pour la restauration et l'hôtellerie, la proportion de PME est plus élevée que la moyenne, offrant des cibles plus structurees.

Valorisation et décotes en restauration et hôtellerie

La valorisation d'une entreprise en restauration et hôtellerie en difficulté repose sur des méthodes spécifiques au secteur, adaptées au contexte des procédures collectives.

La valorisation en restauration et hôtellerie repose sur deux actifs clés : le bail commercial (emplacement) et la licence de débit de boissons, dont la licence IV peut valoir entre 20 000 et 150 000 EUR selon la ville. Les équipements de cuisine se vendent 15 à 30% de leur valeur neuve, et l'agencement a une valeur quasi nulle en liquidation. Les multiples d'EBITDA en distressed ne dépassent pas 1x à 2x, contre 3x à 6x pour un établissement sain.

Multiples de valorisation

3x a 6x EBITDA en marché normal, 1x a 2x en distressed. Les multiples EBITDA en distressed M&A pour la restauration et l'hôtellerie refletent la décote de liquidité et l'urgence de la cession.

Actifs clés à évaluer

  • Bail commercial (emplacement)
  • Licence IV
  • Équipements de cuisine
  • Marque/reputation
  • Agencement et decoration

Décote moyenne : 60 à 80%

Les restaurants en liquidation subissent les décotes les plus fortes du marché. L'emplacement (bail) et la licence IV représentent l'essentiel de la valeur. Les équipements de cuisine se vendent 15-30% de leur valeur neuve. L'agencement a une valeur quasi nulle.

Due diligence sectorielle : la restauration et l'hôtellerie

La due diligence en restauration et hôtellerie couvre des aspects spécifiques que le repreneur doit maîtriser.

Normes et règlementations

  • HACCP (sécurité alimentaire)
  • ERP categorie 5 (restauration)
  • Normes d'hygiene (règlement CE 852/2004)
  • Accèssibilite PMR
  • Règlementation bruit et nuisances

Licences et certifications

  • Licence de débit de boissons (II, III ou IV)
  • Permis d'exploitation
  • Formation hygiene alimentaire
  • Autorisation terrasse/etalage

Points d'attention spécifiques

La due diligence en restauration porte sur l'état du bail (loyer, durée, conditions), la licence IV (transférable ou non), la conformité HACCP, l'état des équipements, les normes ERP et la saisonnalité du CA. La licence IV est un actif stratégique qui peut valoir 20 000 à 150 000 EUR selon la ville.

Risques sectoriels

  • Bail commercial à loyer excessif
  • Non-conformité HACCP/hygiene
  • Licence IV non transferable
  • Coûts de remise aux normes élevés
  • Turnover du personnel

Structurer l'offre de cession en restauration et hôtellerie

L'offre de reprise d'une entreprise en restauration et hôtellerie en plan de cession doit respecter le formalisme de l'article L.642-2 du Code de commerce tout en integrant les spécificités sectorielles.

Structure type

L'offre de reprise porte sur la cession de fonds de commerce incluant bail, licence, équipements, enseigne et personnel

Points clés de l'offre

L'offre doit preciser la reprise du bail, la licence, le concept de restauration envisage, le plan de recrutement et le programme de relance (refonte carte, marketing, livraison). Le calendar de reouverture est clé pour limiter la perte de clientèle.

Financement d'un rachat en restauration et hôtellerie

Le recours aux financements BPI France est un standard de marché pour les reprises en difficulté : l'organisme public couvre une partie significative du risque bancaire et offre des conditions de remboursement compatibles avec un plan de retournement.

Structure de financement type

Le montage financier type comprend un mix fonds propres (35-50%), prêt bancaire classique (30-40%), prêt d'honneur (10-20%). Les CHR bénéficient de dispositifs spécifiques (prêts BPI commerces de proximite, garanties hotelières).

Le coût total d'un rachat en liquidation en restauration et hôtellerie intègre le prix de cession, les frais de due diligence, les coûts de mise en conformité et le BFR day-one.

Étude de cas anonymisee : rachat en restauration et hôtellerie en liquidation

Ce cas anonymise illustre une reprise reussie en restauration et hôtellerie, accompagnee par Brantham Partners.

Cas pratique — Restauration et Hôtellerie

Restaurant bistronomique de 60 couverts en quartier touristique

IndicateurValeur
Chiffre d'affaires780 000 EUR
Effectif8 salariés
Prix de cession48 000 EUR
Décote76%
Budget total145 000 EUR
ROI à 24 mois180%

Facteur clé de succès : La licence IV et l'emplacement premium ont été acquis à un prix très bas. La refonte du concept (focus produits locaux + carte courte) a permis d'atteindre le breakeven en 5 mois.

Brantham Partners et la restauration et l'hôtellerie

Brantham Partners accompagne les repreneurs dans le secteur CHR, un marché où les décotes sont les plus fortes mais les risques aussi. Notre expertise en évaluation de baux commerciaux, notre connaissance des spécificités réglementaires (licence, HACCP, ERP) et notre capacité a structurer le financement du BFR de reouverture permettent de transformer une reprise a bas prix en exploitation rentable.

Notre approche sectorielle en restauration et hôtellerie repose sur :

  • Sourcing propriétaire : L'expertise sectorielle de Brantham Partners permet un sourcing cible : nous connaissons les indicateurs avances de difficulté propres a ce secteur et entretenons des relations directes avec les professionnels des procédures collectives concernes.
  • Due diligence accélérée : Brantham Partners conduit une due diligence accélérée en 15 jours, adaptée aux spécificités de ce secteur : analyse des actifs clés, évaluation des contrats clients et vérification de la conformité réglementaire sectorielle.
  • Exécution en audience : Brantham Partners coordonne l'ensemble des parties prenantes — avocats, banquiers, experts — pour presenter une offre de reprise solide et mener le processus jusqu'au jugement de cession avec un taux de succès élevé.

Vous cherchez a racheter une entreprise en restauration et hôtellerie en difficulté ? Contactez Brantham Partners pour un premier échange confidentiel sur votre projet de reprise.

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Questions fréquentes sur le rachat en restauration et hôtellerie en liquidation

Le prix de rachat d'un restaurant en liquidation varie de 5 000 à 150 000 EUR selon l'emplacement, la taille et la licence. La décote moyenne est de 60 à 80%. Un restaurant bien place en centre-ville avec licence IV peut se négocier entre 30 000 et 100 000 EUR en liquidation judiciaire, contre 150 000 à 400 000 EUR en marché normal.
Le rachat d'un hotel en procédure collective suit le processus classique de cession. Les spécificités incluent la classification hôtelière, les normes ERP, les contrats OTA (Booking, Expedia), le personnel et la licence éventuelle. Les décotes atteignent 50 à 70% pour les hôtels 2-3 étoiles et 40 à 60% pour les 4-5 étoiles.
Les risques principaux sont le bail commercial (loyer excessif, clause restrictive), la perte de clientèle pendant la fermeture, les coûts de remise aux normes HACCP, la difficulté de recrutement, et le fonds de roulement necessaire a la reouverture. Selon Brantham Partners, le BFR day-one en restauration représente 2 à 3 mois de charges.
Oui, la licence IV est un element du fonds de commerce et se transmet au cessionnaire dans le cadre du plan de cession. Elle représente un actif stratégique valorisé entre 20 000 et 150 000 EUR selon la ville. Le repreneur doit obtenir un permis d'exploitation et suivre la formation obligatoire.
Les sources de financement incluent : BPI France (prêts commerces de proximite), les banques avec lignes CHR (Crédit Agricole, BNP), les prêts d'honneur (Initiative France, Réseau Entreprendre), et l'apport personnel. Le financement couvre généralement le prix de cession, les travaux et le BFR de lancement.
Selon Brantham Partners, la restauration est le secteur qui offre les meilleures décotes en distressed M&A mais aussi le plus de risques. Notre expertise en évaluation de baux commerciaux, notre connaissance des spécificités CHR et notre accompagnement dans le montage financier sécurisent la reprise et maximisent le potentiel de retournement.
La licence IV (autorisation de vendre des boissons alcoolisées) est attachée à l'exploitant (personne physique ou morale) et non au local. Elle ne se transfère pas automatiquement lors d'un plan de cession. Le repreneur doit faire une déclaration en mairie dans les 15 jours suivant la prise en possession et déposer une demande de mutation de licence. Le délai est généralement court (quelques semaines), mais la licence peut être suspendue si le local a été fermé plus de 6 mois. La licence III (bière, vin) suit la même procédure mais est plus facile à obtenir.
Le fonds de commerce d'un restaurant en procédure collective se valorise principalement sur : le droit au bail (emplacement, durée résiduelle, loyer vs valeur de marché), la notoriété (avis en ligne, note Google, fréquentation), l'état du matériel et des équipements (cuisine, mobilier), et la licence. En liquidation judiciaire, les décotes atteignent 60 à 80% par rapport à la valeur en marche normale. Les restaurants avec un bail en zone prime (centre-ville piétonnier, bord de mer) conservent une valeur significative même en procédure collective.

La licence IV (débit de boissons à consommer sur place) est attachée à la personne physique du titulaire, pas au fonds de commerce. En liquidation judiciaire, le fonds de commerce peut être cédé sans que la licence IV soit automatiquement transmise. Le repreneur du fonds doit obtenir une nouvelle licence IV auprès de la préfecture. En pratique, il est souvent possible de racheter le fonds de commerce (comprenant l'emplacement, l'équipement, la clientèle) et de déposer une demande de licence IV simultanément. Dans les zones tendues (Paris, Côte d'Azur), les licences IV sont rares et précieuses — leur valeur est distincte et peut être de 30 000 à 150 000 € selon la localisation. Brantham Partners intègre cette dimension dans la valorisation des fonds de restauration.

La saisonnalité est cruciale dans l'hôtellerie-restauration : un hôtel de montagne peut réaliser 80 % de son CA sur 4 mois (hiver et été). En reprise, le timing de prise de possession est stratégique : reprendre avant la haute saison permet de générer du cash immédiatement, mais reprendre hors saison laisse du temps pour les travaux de remise à niveau. Le BFR de reprise doit couvrir : la soudure jusqu'à la prochaine haute saison, les coûts fixes de hors-saison (personnel permanent, assurances, entretien), et les dépenses de mise à niveau (literie, peinture, équipements cuisine). En règle générale, il faut prévoir l'équivalent de 3 à 6 mois de charges fixes comme BFR initial en restauration-hôtellerie. Brantham Partners modélise ce BFR saisonnier dans le plan de financement de reprise.

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Sources et références